Hors de l’ombre du sommeil

Et il est là.
Comme une ombre un souffle
indicible transparent
Mais bien là!
Une voix une respiration
une parole particulière
glissant dans mon corps habitant mes songes.

Fantôme présence passage… ou ?
Que sais-je ! Il parle
et je ne connais pas ses mots.
Il est là et je ne sais quoi faire
de ses messages électriques
mots de douleurs
maux de douceurs
vents
qui me poussent me poussent me repoussent. 

Rencontre ou combat ?

Ombre passagère,
Je te sens je t’entends je te rêve je te tremble
Tu grignotes cisaille retaille l’incertitude en moi
Un voile une respiration saccadée de l’aube.
Ton ombre flotte sinueuse
glisse frauduleuse
Le soleil de l’aube ne t’éteint pas tu résistes et restes
Et moi je verrouille je me perds je cherche et j’erre aussi…

Que puis-je pour toi ?
Hors de l’ombre du sommeil.

Pas ajourés

New York, composition 9
Oeuvre de Catherine van den Steen
http://catherinevandensteen.blogspot.com/

catherine

Pas ajourés
D’un reste de paroles
D’une ombre de solitude
D’une trace de regards perdus
Aux ombres absentes
De reflets sans illusions
De ce bruit qui résonne, encore

Marche ajourée
D’une sève ensanglantée
Au passage sans chemin
D’un homme
D’une femme
De celui que l’on traîne, en plus

Vie ajourée
D’une brise sans nom
D’une corde nouée
D’une boite vide
Du tronc creusé, vidé, blessé
Aux encres évaporées
De ce rien que l’absence crie, en boucle

Risques ajourés
Du jeu ténu
Du silence apporté
Du sol en lumière
Aux accents quotidiens
De ce demain qui murmure, enfin