Voeux

Et il y a toujours cette incertitude du matin
de ce que sera le jour, sa couleur, sa musique…
Quel souffle emportera le feuillage de nos peurs,
les entailles de nos doutes ?

Rien n’est écrit sur l’écorce creusée
juste la trace de la nuit sur les lèvres de son bois
juste le geste effréné des branches vers le jour
juste l’insolente mélopée des feuilles sous la brise.

Sous le couvert de l’aube, la danse des ombres inconnues
ouvrira nos voix, dessinera nos pas
comme le sifflement des nuages emportés par la sève.

Et dans sa course, la rivière portera une douceur
à la joie de nos rires, à nos mains enlacées,
à la lumière ajourée de nos silences,
aux accents acidulés, tenaces, cocasses aussi, de nos amitiés,
à la méticuleuse audace de nos tendresses,
à l’élan inestimable, improbable, imprévu de nos amours
encore et encore malgré tout!

Belle route au long de 2020….

Combat

L’aube se colore de l espoir du jour
Les nuages engrangent le feu éphémère
Parole de la violence du désir

Les mots de la nuit résonnent
De l’écho de la pièce vide
De l’urgence de la solitude acquise
Le crépuscule entre feu et loup
A ouvert un souffle inconnu.
Et il flamboie malgré le soir
Nourri des pépites de l’aube
Enroulant dans son sillage
Les balbutiements du jour.

Timide, furtive, elle rougeoie,
Son mur de glace brûle
A la douceur abyssale du regard attentif

L’aube a franchi le pas de la lumière
Affrontant les démons qui la hante
Le jour la transcende
Déployant les feux encore vierges.

A Mamudi comme ailleurs

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Je ne sais pas dans quelle case je suis née. Les dires des uns croisent ceux des autres sans les rejoindre. Je suis née par-là, m’a-t-on dit. Mais à Mamudi, ça, j’en suis sûre !

Mamudi n’est pas unique, ni uni, ni uniforme. Mamudi est un champ, non, plutôt une brousse. Tantôt sèche, tantôt herbeuse. Tantôt calme tantôt bruissante. Tantôt paisible tantôt cruelle. Mêlant les marigots boueux aux herbes rousses caressants les arbres oranges.

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